Tout le gratin de la discipline est présent, des « vedettes » des magasines, en passant par ceux qui écrivent ces mêmes articles mais aussi et (...)

« A fond les manettes »

4 mai 2010 // Tag : Trail / Running, Rando / Trek

Tout le gratin de la discipline est présent, des « vedettes » des magasines, en passant par ceux qui écrivent ces mêmes articles mais aussi et surtout, NOUS, les pratiquants qui font ce que cet engouement existe et perdure.

Nous pouvons dire que nous formons une grande et belle famille ou les coureurs « « Kivonvites » côtoient sans problème ceux qui « prennent leur temps ».

Avant course

Prés de 1 mois et demi que je n’ai pas couru un trail (au Mt Ventoux), autant vous dire que ce samedi, je suis bien content de retrouver le « milieu » du trail et les nombreuses personnes qui le « compose ».

Suite à un apéro ayant un peu débordé sur l’horaire (…) nous allons nous coucher vers 23 h après une journée riche en échange et en partage mais sans vraiment s’en apercevoir, nous avons passé (avec mon pote Christophe chez qui je squatte) près de 7 h debout…

Réveil très matinal, (6h du mat), la pluie est toujours présente et il ne fait pas chaud mais qu’à cela ne tienne, j’ai décidé de courir en court (short & tee-shirt) après le coup de chaud que j’avais eu au Ventoux…

Vu mon entrainement toujours aussi light et millimétré (je ne suis pas fan des plans d’entrainements…), je ne sais vraiment pas quel sera mon niveau sur cette épreuve qui s’annonce extrêmement relevé mais je ne me prends pas la tête du tout car je sais bien que quoiqu’il arrive, « je ne fais pas le poids ».



La course

3, 2, 1 partez !!! Les fauves sont lâchés, j’ai décidé de ne pas me « suicider » comme je le fais parfois et je reste bien sagement aux environ de la 30ème position avant de voir un peu plus « haut » Christophe Boébion que, « incorrigible », je ne peux m’empêcher d’aller chercher pour me caler dans sa « belle » foulée.

On voit Stéphane Begaud mettre des coups de boutoirs « énormes » (il manque de heurter le quad tant il envoi du gros !) si bien que les « Adidas » n’ont pas d’autre choix que de le laisser partir.
Nous sommes dans les 20 premiers, à la queuleuleu les avec des avions de chasses courant le 10km en à peine plus de 30minutes et il me tarde d’arriver dans le vif du sujet car je suis déjà presqu’à fond pour une course de 50 bornes et 2600m de d+ (3min 15 au kilo me dit il !, Begaud doit être à 2min50 !!!).

Christophe lève le pied (ou baisse l’échine, faut voir ;-) tandis que je m’accroche au basques de ce peloton jusqu’au pied de la bosse ou là, forcément je prends un petit éclat.

J’ai beau être un grimpeur « honnête », lorsque tu es à fond de 6ème depuis 5-6km et que les autres ronronnent en 4ème, et bien lorsqu’ils enclenchent le turbo dans la difficulté, moi je n’ai d’autre choix que de « rétrograder » sous peine de serrer complètement le moteur.

Je laisse passer l’orage, me fait doubler par quelques coureurs jusqu’à me stabiliser avec Vincent Delebarre visiblement pas au mieux de sa forme grâce à qui je vais me refaire la cerise en restant bien sagement derrière lui jusqu’à la lisière de cette forêt humide.

C’est à ce moment qu’un jeune coureur, Nicolas Martin, me passe comme une fusée et me « réveille » en me faisant sortir de ce faux rythme. Je souffre un peu à accrocher ce wagon fougueux mais je me refais et prend même les devants dans la 2ème partie de la montée ou nous alternons marche et course à un bon régime malgré la pente qui est sévère.

On double quelques coureurs et basculons aux alentours de la 15ème place au col de la Sire, sur les prairies au dessus de la Féclaz ou il y a un peu de monde. Je coince légèrement à la relance mais heureusement nous abordons une descente ultra glissante ou, alors que je fais le rigolo devant Anne Valero et Sylvain Bazin, je me prends juste en dessous une gamelle phénoménale, étalé de tout mon long dans la boue (j’arrive même plus à ouvrir mes barres avec les mains toutes gluantes).

Nicolas m’a légèrement détaché et j’ai bien du mal à grimper tant le sol est glissant mais la montée par les échelles est l’occasion de souffler un peu. J’y reprends Fabien Flacher, une « vieille connaissance car nous nous sommes tirer la bourre toute l’année dernière au challenge du sud est des trails et nous fonçons sur la Féclaz pour le premier arrêt ravitaillement.




Nous allons rester plus de 15km ensemble sans doubler ou se faire doubler par personne, vraiment étonnant car je trouve que l’on n’avance pas un cachou sur ce plateau vallonné et escarpé mais assez roulant quand même et je me dis que devant ils doivent relancer dur alors que nous marchons à la moindre portions montante ou enneigé.

Ah je me disais, cela revient enfin de l’arrière, dans les single tracks qui vallonnent le bord du plateau du Revard, qui voila ? Dawa sherpa bien sur qui en bon métronome nous reprend et nous pose avec un autre coureur juste avant de basculer dans la longue et sinueuse descente.

Je l’aborde très prudemment dans la première partie, plus « merdique », laissant partir Fabien car les souvenirs de craquements de ma cheville au Ventoux sont encore bien encrés en moi.
Si ma nouvelle paire de pompe est réellement stables (des Saucony Xodus), elle est comme je le redoutais bel le et bien trop grande pour moi si bien que mon pied fait des va et vient dans la chaussure jusqu’à faire déchausser la semelle de confort... Quel nul !

Une fois ma semelle remise en place et mon appréhension quelque peu dissipé (moins de cailloux), je me décrispe dans la seconde moitié et relâche bien pour revenir au ravito sur mon compagnon du jour Fabien avec qui nous allons faire route et course commune quasiment jusqu’à l’arrivée.
On se relaie vraiment bien sur cette portion « nerveuse » ou les bonnes petites buttes se succèdent et nous revenons à quelques encablures de Nicolas M à l’arrivé sur le petit village de Merry.

« Le Trail est fini » mais pas la course, en effet nous abordons les 5 derniers km quasi exclusivement sur bitume et c’est là que mon supplice commence…
Fabien accélère progressivement, sentant l’arrivée toute proche et je ne sais pas à combien nous courons (probablement + de 16km/h) mais si me suis accroché comme un beau diable sur les 2-3 km de plat, je ne peux faire autrement que baisser pavillon au pied de la dernière bosse sur la route (j’étais encore en 6ème ) .

Je marche même un bon moment, ne reprenant qu’a la traversée sous un pont ou en me retournant j’aperçois un concurrent derrière qui revient fort et qui me booste pour en remettre une couche, basculer et même finir plutôt fort je trouve puisque je reviens à 30 secondes à peine de Fabien et à 1 minutes de Nicolas, mes 2 compagnons du jour.



Conclusion

Sportivement parlant, je suis un compétiteur je ne m’en cache pas et je ne peux pas dire que je suis « super content » de terminer 22ème de cette course qui certes était très relevés mais je pense que c’est de très bon augure pour la suite.

Pour une fois je ne me suis pas fait mal (pas de crampes, entorses…) et j’ai retrouvé par intermittence des sensations que je n’avais plus depuis de nombreux mois, reste à enchainer sans pépins...

Super boulot de l’équipe d’organisation (180 bénévoles !) ; BRAVO ; le seul bémol du weekend est la météo mais ça on ne peut rien y faire.

Cela a durci la course et presque « heureusement » si je puis dire (même si j’aurais bien aimé le soleil et voir la vu sur la chaine des alpes), je pense que les cadors seraient passés sous les 4h, une performance folle quand on ait que cette année il y avait 200-300m de dénivelé positif supplémentaire.

Car bizarrement, j’ai trouvé cette épreuve plutôt « roulante » dans son ensemble malgré les 2600m de dénivelé annoncé et le sol rendu très instable par endroit.

En tout cas, le niveau monte et se densifie de plus en plus et malheureusement il semble qu’il soit utopique de vouloir jouer les troubles fêtes sur le TTN sans un minimum d’entrainement spécifique athlétisme.

Qu’importe, cela ne m’empêchera pas de me régaler sur diverses épreuves, quel bonheur de pouvoir gambader ainsi dans les montagnes. Vive le Trail !

Commentaires

  • Pierre C. 79
    3085 Km Raidlight
    4 mai à 14:02
    Félicitations quand même Cyril, continue a prendre du plaisir,nous,dans les "deux chèvres"les montagnes il faut qu’on se les fabrique pour progresser,prochain RV l’Euskal(2x65km) je te raconterai ça......
  • CHRISTIAN H. 57
    38418 Km Raidlight
    4 mai à 14:48
    Merci Cyril pour ce CR ! Bonne chance pour la suite !
  • Dominique G. 74
    4050 Km Raidlight
    4 mai à 19:00
    C’est marrant, on dirait qu’on n’a pas fait la même course ;-).
    Moi 16Km/h, c’est presque ma vitesse de pointe en sprint !
  • Christophe B. 73
    5955 Km Raidlight
    5 mai à 00:00
    Vive le Trail :-)
  • Jean C. 79
    21744 Km Raidlight
    5 mai à 02:03
    Super sympa ton récit de course,on a vraiment l’impression d’y etre.
    Félicitation pour ta course car même quand tu es dans le dur , tu ne lache rien : Bravo
  • Fabien E. 69
    3599 Km Raidlight
    5 mai à 10:13
    Bravo Cyril !
  • Vivien B. 29
    10241 Km Raidlight
    5 mai à 16:01
    yes , cyril !!
    belle presta , et 22 ème c’est quand même bien !
    bonne continuation !!
    @
    sportivement .
  • sans logo
    Nicolas M. 38
    5 Km Raidlight
    13 mai à 18:00
    Bravo Cyril pour ce beau récit !

    C’est vrai qu’on est resté presque toute la course à quelques encablures ! Fort heureusement pour moi, le fait de vous voir revenir dans le final m’a poussé à accélérer !

    Pour la place, ce n’est pas super mais quand tu regardes le top 20, il y a guère de coureurs inconnus ! Lorsque tu vois Franck Mantel en 9 ème position, tu te dis que devant, ca devait quand même pas rigoler !

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