Aux armes !!!
9 février 2010 // Tag : Trail / Running
Cr Perso :
Tout d’abord, je suis très content d’avoir pu rencontrer « en vrai » et partager de bons moments avec certains membres du team même si ce fut en comité restreint (encore une fois nous n’avions pas le choix…).
Bizarrement pour quelqu’un du « midi », je connais peu les lieux mis à part les plages et les calanques proches de Cassis ou j’ai fait à plusieurs reprises bronzette et autre saut de Falaises…
Une erreur, car quel régal pour la course à pied ! Les lieux sont véritablement un paradis du trail, du « vrai » Trail, technique, sinueux et avec des points de vues « monstrueux » qui te font presque oublier la fatigue lorsque tu lève un peu la tête (pas toujours évident avec tout ces cailloux).
La course :
Nous voici donc au départ de ce « championnat de Marseille », comme je l’espérais, j’aperçois Franck Salgues, un des meilleurs raideurs international (et donc orienteur) qui plus est habitant la région, autrement dit « la roue à prendre ».
Ne me faisant aucune illusion quand à ma capacité à faire ma propre trace dans ce labyrinthe provençale, ma stratégie est simple, essayer de suivre ce très bon coureur certes mais toujours moins véloce que Benoit, bien fringuant je trouve malgré, un peu comme moi, un entrainement très light ces dernières semaines…
Sur la ligne de départ se trouve aussi Bernard, le sympathique boss du magasin Marathonien à Avignon qui m’aide depuis mes débuts ainsi que mon pote vauclusien Seb Farano qui bien qu’étant un très bon coureur (plusieurs victoires à son actifs et 30ème au dernier UTMB) va se souvenir longtemps de cette nouvelle escapade qui va bien au-delà d’un simple trail. Rien ne sert de courir ici…
3, 2, 1, c’est partit et bien partit puisque Benoit met le feu au poudre dés le départ, la meute à ses trousses. « Comme prévu », je me cale dans la foulée de Franck Salgues qui tente de tenir la comparaison mais rapidement, après un passage en escalade ou Benoit nous bouchonne presque, il finit par se faire décrocher après une énième relance du double vainqueur sortant…
Je me sens pas mal du tout et, après quelques secondes d’hésitation, je ne peux m’empêcher de doubler mon « liévre » et tente de rentrer sur Benoit, ce que je parviens pratiquement au prix d’un bel effort.
Une erreur qui aurait pu me couter cher car peu après, je me rend compte qu’il n’y a plus personnes en vue derrière, autrement dit les autres ont pris des chemins différents…
Et ce qui devait arrivait arriva, Benoit fait le forcing et je ne parviens pas à l’acrocher, basculant au sommet de Marseilleveyre à 10-15 secondes, un mince écart mais suffisant à ce que je ne l’apercoive plus dans la descente et… que je me perde dans la minute qui suit.
Stop, cela ne sert à rien de continuer ainsi, j’attends le retour de « guides » car sinon je suis partis pour un nouveau tour du monde…
Christophe Boebion me rejoint en premier et nous reprenons la route malgré nos hésitations et c’est alors que nous voyons passé la fusée Franck Salgues qui descend comme un Barjeot et rarement sur les sentiers.
Il faut réagir vite, j’arrive à prendre le train en route non sans quelques frayeurs car on court sur un champ de mines (plein de lapiazes saillantes) alors que Christophe est lui légèrement à la peine et va finalement se trouver un autre guide en la Personne de Pierre Kafatandjian qui n’est autre que le président du Marseille Trail Club.
Cette fois, et même si je me sens parfois plus costaud que lui sur les portions « courables » du parcours (hormis les descentes ou la il envoie du gros), je ne compte pas faire le fanfaron et suis bien content d’être collé à ses baskets car il n’hésite pas beaucoup le bougre.
On passe au Col de Sormiou à 40 secondes, idem à celui de Morguiou ou la nous quittons complètement le parcours pour « engager » sur une voie à peine praticable pour un sanglier…
Enfin de retour sur le sentier, nous n’avons repris que quelques secondes sur Benoit mais il nous reprend du terrain sur les seules portions roulantes du parcours en bord de mer avant de repiquer à nouveau vers l’intérieur et la montagne.
Nous l’apercevons alors un peu plus haut, il semble hésiter sur son itinéraire et c’est alors que Franck me sort une nouvelle coupe d’enfer puisqu’on part dans une direction perpendiculaire au chemin « normal » à flanc de falaise (c’est chaud !) avant de repiquer sur une cheminée à 4 pattes vu les blocs de pierre qui parsèment notre difficile progression.
Et c’est alors que je commence à flancher légèrement, c’est pourtant un de mes points forts normalement mais là ce raider expérimenté me met pour la première fois dans le dur dans « son » registre (marche à moitié à 4 pattes).
Juste avant de retrouver le chemin, qui voit arriver au petit trot ?, l’ami Benoit qui est tout surpris de nous voir arriver de nulle-part. Son petit sourire me fait comprendre qu’il en a encore sous la semelle et que cela ne va pas rigoler dans quelques secondes…
En effet, les 10 mètres de retard que j’avais à la bascule se transforment en une trentaine après la relance sur la portion roulante, soit une petite dizaine de seconde au passage du col de Candelle et même si je m’efforce de ne pas lâcher le morceau, je sens bien que mes jambes toxinent grave (presque des crampes) et que je ne vais pouvoir me mêler à la lutte finale.
Je ne bascule pas loin de Franck au dernier point haut de la course alors que Benoit a fait un petit trou et suis ensuite incapable de relancer, je m’avoue vaincu…
J’essai de relâcher malgré tout dans la descente roulante malgré les cailloux car je vois toujours les 2 loustiques notamment dans les mini-remontées mais le cœur n’y est plus d’autant que je n’aperçois personne derrière à l’horizon.
Une petite frayeur avec une cheville qui se vrille légèrement (cela me rappelle de mauvais souvenirs…) puis j’arrive au parking ou je manque de me tromper avant de bel et bien me planter en voyant une maison sur la droite que j’apparente à l’auberge de la Fontasse.
« Un poisson rouge dans un bocal », décidément je m’en sors vraiment bien pour une course « d’orienteur » puisque je termine 3ème malgré tout, me rendant compte de mon erreur rapidement (moins d’une minute de perdue).
Avec du recul et des « Si… » je me dis que j’aurais même peut être pu… mais pas de regret à avoir, ce n’est que justice qu’ils terminent devant, je suis bien conscient que je n’ai fait que suivre…
Cure de soleil et Paella pour finir, le tout dans une ambiance conviviale et bon enfant, ce weekend aura été riche en partage et sensations.
Un grand Bravo à tous les aventuriers du maquis marseillais et en particulier aux membres du team Raidlight qui évoluait "à l’extérieru"..
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