Cross d’été de Saint-Trojan
24 juillet 2010 // Tag :
Vendredi 23 juillet 2010
Le président de mon club d’athlétisme m’avait vanté la beauté du parcours de ce cross d’été, auquel il s’était rendu l’an passé. Alors il n’a pas eu besoin d’insister pour que je m’inscrive à l’édition 2010.
Saint-Trojan est un petit bourg bien sympathique du côté de Blaye, et tout près de Bourg, où se courait le Trail des Côtes de Bourg le 14 juillet. Les vignes y sont majoritaires dans le paysage vallonné à souhait, où les rangées de raisin s’étalent à perte de vue. Quelques fois, on devine un château, d’autres fois d’antiques bâtisses longues et basses, agrémentées de chais.
A Saint-Trojan, des courses enfants ont été prévues ; j’emmène donc mon fils, heureux de suivre les traces de sa maman.
Nous retirons nos dossards, puis partons pour un petit échauffement. Et là, quelle n’est pas ma surprise ! Outre la beauté du site, que je reconnais volontiers, je remarque très vite la difficulté du parcours. La côte de l’arrivée est terrible ! Et ça, on ne me l’avait pas dit !
Mon fils et moi trottinons, puis descendons un peu de la-dite côte, puis la remontons, et mon fils a du mal à arriver jusqu’en haut, mais en ralentissant l’allure, ça va mieux et je le pousse à accélérer une fois le plat revenu.
Etirements puis attente de son départ.
Le président du club, lui, arrive tout goguenard : "tu vas voir, cette course, elle est dure !!!!" dit-il en rigolant.
Oui, c’est bien ce qu’il me semble...
La course des grands mesure 8km, composés en 3 tours de 2,7km ; ce qui signifie que la côte finale devra être "escaladée" 3 fois !
Les petits partent pour 1, 2 ou 3 tours de 800 mètres selon leur âge. Mon fils étant poussin n’en aura qu’un à faire, le bienheureux ! Et pour ma plus grande fierté, il arrive premier !
C’est maintenant à moi et à la soixantaine de concurrents adultes de faire nos preuves.
Le départ est donné sur une partie bitûmée dont nous nous éloignons aussitôt pour longer une allée de vignes. Nous tournons sur la gauche, retrouvant le bitûme. Une belle côte bien raide et le soleil en pleine face pour ajouter de la difficulté. On tire sur les bras et en haut, nous avons droit à des encouragements de la part des bénévoles. On tourne à nouveau à gauche pour un chemin de terre entre des champs, je gobe un moucheron au passage, ça monte, ça descend doucement. On tourne à droite, quelle belle descente ! Mais elle est tellement abrupte que les pieds tapent sur le sol et le corps demeure tendu par la peur de tomber ou de sentir une articulation lâcher. Pas moyen de se relâcher. On remonte sur la gauche et nous voilà dans un petit chemin de terre en sous-bois. Des passages boueux et des flaques nous oblignent à slalommer. A l’ombre et à l’abri du vent, je pourrais courir des kilomètres et des kilomètres sur des chemins pareils ! Très vite revoilà de l’herbe sous nos pieds et la voix du speaker se fait entendre. La terrible côte apparaît : c’est dur car le terrain est plein de trous et de bosses et en plein soleil. Je tire sur les bras, je souffle, encouragée par les spectateurs. J’aperçois la chapelle romane en haut de la montée, toute proche de l’arrivée ainsi que mon fils et mon mari. Je tourne à droite sous leurs pieds puis ça remonte à gauche et on se retrouve sur du plat et cela fait tout drôle dans les cuisses. On passe sur la partie bitûmée du départ et qui sera aussi l’arrivée et là je doute sur ma capacité à tenir encore 2 tours de ce parcours de folie !!! A ma montre, 14mn20.
Les encouragements me redonnent du baume au coeur et je me dis que quand même, pour une fois que mon mari vient me voir courir, je ne dois pas le décevoir.
Le 2ème tour s’enchaîne, pareil au premier. Je ralentis quand même un peu dans les côtes car mes cuisses souffrent. Un bénévole me souffle que je suis la 3ème féminine. Je suis contente d’entendre cette nouvelle.
Voilà la côte terrible où mon mari me confirme l’info.
28mn50 au chrono.
Je repars pour le troisième et dernier tour. Je ne lâche rien dans les côtes et accélère un peu là où c’est possible. Mon fils et le président me rejoignent dans la côte finale, j’ai l’impression que je vais m’écrouler tellement mes cuisses me font mal. Puis petit sprint final et passage de l’arrivée en 42 mn51 et j’entends le speaker annoncer ma 3ème place. Ouf ! Je ne l’ai pas volée celle-là !!!!
2 bonnes bouteilles de vin, un joli tee-shirt, une bonne douche chaude plus tard, je suis prête à remettre ça en 2011 !!!
Portfolio