Le Grand Raid de la Réunion
est une épreuve alternant les terrains, mais qui se déroule principalement en montagne. Les conditions climatiques changent entre les sommets et les vallées, par exemple il y a deux ans, il faisait 2°C au passage du Volcan à 7h puis 30°C dans le fond de Cilaos. Il faut donc prévoir un équipement polyvalent pour se prémunir du froid, notamment la nuit où le rythme de marche est moins élevé. La météo classique de la Réunion donne du soleil le matin, puis des nuages recouvrent les massifs montagneux vers midi, avec quelques petites averses et de la brume, et cela se dégage à nouveau en soirée ou dans la nuit.Profitez des bases d’accueil (Mare à boue, Cilaos, Grand Ilet) mis en place par l’organisation pour laisser des sacs.
Le choix de votre équipement est personnel. Il dépend avant tout :
Dernier conseil : Vérifiez les conditions météo avant le départ afin d’adapter votre équipement aux conditions prévues…
TENUE DE COURSE…
Top Mountain Run
Tissu COUPEVENT, très léger, il sèche plus vite que les maillots en maille. Les manches longues protègent du soleil et conservent l’humidité au niveau de la peau.
Maillot Performer MC
Le Maillot manches courtes avec poches dans le dos pour mettre du ravito, et un col zippé pour les sommets.
Le Top Mountain Run est le plus polyvalent à toutes les conditions. Le débardeur est à éviter à cause des coups de soleil, et de l’inadéquation avec les changements climatiques.
Short long Trail Raider, Cuissard Stretch Raider, Short Klassic Run
A choisir selon ses habitudes, il n’y a pas de choix prédominant.
Les + Raidlight : Nos 3 modèles sont des poches soit pour le ravito, soit pour les emballages usagés, et la ceinture confort sans couture afin d’éviter tout risque de
frottement avec la ceinture du sac à dos.
Collant Trail Raider
Le + Raidlight : ceinture confort sans couture afin d’éviter tout risque de frottement avec la
ceinture du sac à dos, et poches filet latérales pour le ravito ou les emballages.
Le collant est à réserver pour la nuit. Il est nécessaire pour ceux qui passeront toute la nuit dehors. Profitez des déposes de sacs pour ne pas le porter depuis le départ.
Veste imper-respirante Top R-Light
Poids record pour 1 veste imperméable, coupe vent et respirante : 240 grammes ! Très compacte : plus petite qu’une canette de coca !
La veste (obligatoire dans le règlement) est à prendre pour toute la course, le froid et le vent pouvant apparaître à n’importe quel moment.
Veste imper-respirante Top Extreme
Mêmes performances que le Top R-light, avec + d’accessoires (veste s’ouvrant entièrement, 2 poches et col capuche).
Vérifiez que votre veste soit imperméable et pas seulement « coupe vent et déperlante ». La respirabilité se mesure en RET, pour nos vestes RET<3 (plus c’est petit, mieux c’est). L’imperméabilité se mesure en Schmerber, nos vestes ont un schmerber >10.000.
Micropolaire Trail Raider
Extensible, très légère, et respirante. Conçue pour les efforts : empiècement tissu respirant sous les bras et au milieu du dos.
La micropolaire peut s’avérer indispensable la nuit en altitude.
Chaussettes R-LIGHT (Modèle Fin ou Modèle Mixte)
Les chaussettes fines sont les plus respirantes pour évacuer la transpiration rapidement. Mais les bouclettes (Modèle Mixte) sont + confortables.
Prévoir éventuellement 1 paire à mi-parcours ou à chaque base d’accueil.
Chaussures INOV-8 FLYROC 310
Chaussant souple et très confortable en Mesh 3D, avec laçage précis autour du pied. Accroche excellente et « aérée »
Notre sélection Accroche/Polyvalence. Performantes aussi bien sur pistes que sur terrains rocailleux.
Mini guêtres STOP RUN
Efficacité et facilité d’emploi, pour éviter l’intrusion de cailloux, neige, boue… dans les chaussures.
Protection des malléoles dans les pierriers par renfort en mousse.
Casquette+Rabat
Un couvre tête est indispensable. Le rabat amovible permet de s’adapter aux conditions variables.
Personnalisable pour les équipes (à partir de 10 casquettes).
Buff Raidlight
Le + Raidlight : des visuels de raiders (3 coloris au choix).
Complémentaire de la casquette le jour, il peut aussi servir de cache-cou ou de bonnet pour la nuit.
CHOIX DU SAC A DOS/ PORTE-BIDONS…
Cela dépend du volume et du poids de votre équipement.
Waterpack RaidRunner
Isotherme, 2,5 litres d’eau de réserve, 5 poches, et visualisation du niveau d’eau. 2 larges poches sur l’avant.
Un excellent modèle pour les adeptes du réservoir/pipette. Les poches dos et ceinture, permettent d’emporter le matériel minimum. Il faut toutefois se imiter au matériel minimum (raiders aguerris).
Porte BidonEasy GO (2 bidons)
Le porte-bidon stable et léger, 2 bidons, 1 compartiment pour le minimum, 1 poche avant pour le ravito. Le modèle pour les raiders rapides emportant le minimum. Le modèle pris par Gilles DIEHL au GRR ou par moi-même.
Ma préférence pour les bidons : on ravitaille plus vite, on mesure mieux ce que l’on boit, il n’y a pas besoin d’aspirer.
Sac Endurance
Volume 10 litres. Le modèle a priori le plus adapté pour porter tout le matériel. Les + Raidlight : les poches bidons sur les cotés, la « fenêtre » pour voir le niveau d’eau, et l’accès facile au Waterbag pour se ravitailler.
C’est le modèle le plus adapté pour le milieu du peloton. Soit avec 2 bidons, soit avec le Waterbag 2.5L (page 7).
NOUVEAUTÉ 2006 : le sac comprend 2 larges poches latérales à la ceinture.
Sac Runner R-Light
Volume 30 litres. Les mêmes + Raidlight que le sac Endurance. Soit avec 2 bidons, soit avec le Waterbag 2.5L (page 16)
Le volume sera un peu grand pour le GRR, mais le cordon de compression permettra une utilisation sans soucis. Le sac sera plus polyvalent pour d’autres ultra-trails ou rando-courses.
Porte-bidons bretelles
Accès facile pour boire dans les bidons.
La meilleure solution pour combiner portage arrière type sacs à dos, et boisson dans les bidons.
Pochettes bretelles
Accessoire pour barres, gels ou portable à fixer sur les bretelles de sacs.
Pochette Endurance
Conseillée particulièrement pour les sacs sans poches à la ceinture. Accès facile aux barres et aux gels.
Conseillée particulièrement pour le sac Endurance.
ACCESSOIRES…
Pour coureur « rapide » : - Frontale Myobelt XP, Torche V2 Triplex.
Pour cette frontale, la pile est située dans le dos, afin d’éviter tout risque de ballottement. L’ampoule halogène permet de voir suffisamment pour courir. La Myobelt est plus polyvalente avec le choix X 3LED/halogène.
Pour coureur « lent » : - Frontale Tikka XP, Torche V2 Triplex.
La Tikka+ est suffisante pour marcher la nuit, ou pour courir lentement. Pour les rapides en descente, elle ne suffira pas.
La torche Krypton permet d’éclairer au niveau des pieds, tandis que la frontale éclaire à l’avant. Ne pas oublier les piles de rechange, et tester la durée d’éclairage de vos piles…
Et c’est vraiment important d’avoir 2 lampes dans le cas où il y en a une qui tombe en panne !
Bâtons Trail Pole
Article 18c) interdit : les bâtons à bout pointus (type bâtons de ski) à l’exclusion d’une seule tige en bois sans pointe artificielle ou naturelle par concurrent.
Conseillés pour la reconnaissance, ça économise les genoux ! Ils économisent l’effort en montée, et sécurisent les descendeurs moyens ou fatigués. Ils sont même conseillés sur des courses comme l’UTMB !
Sifflet
Léger, et le nôtre ne fait pas de bruit en courant !
Couverture de survie
Légère et efficace.
Pièce d’identité, monnaie (+pochette imperméable)
La pochette Imperméable protègera les papiers d’identité et éventuellement CB et monnaie.
La CB ou monnaie peuvent s’avérer utile en cas d’abandon.
2 Bandes de contention élastique et adhésive
Modèle basique de pharmacie.
Lunettes solaires, Téléphone
RESERVE ALIMENTAIRE.
On entend par réserve alimentaire un minimum à conserver au fond du sac en cas de problème. Il est conseillé de ne pas prévoir cette « réserve » dans les besoins de course.
2 gels TONIKSGEL GO2
Energie à effet rapide, le gel s’ingère vite et facilement, même lorsqu’on est fatigué.
2 barres énergétiques ISOBAR ENERGY GO2
Les barres sont à énergie rapide, et apportent « quelque chose à digérer pour l’estomac ».
A effet rapide, ils sont à prendre en cas de « coup de barre » inopiné.
1 sachet de COMPETITION PRO GO2
Le « repas liquide/Milk-Shake » de GO2. L’action lente permet de couper la faim et apporte de l’énergie en continu.
Repas liquide de secours à prendre en cas de faim. Attention, il faut continuer à prendre de l’énergie rapide après le repas liquide.
NUTRITION.
Vu la difficulté et la durée de l’épreuve, il est indispensable de se ravitailler régulièrement. C’est même un point clef de la réussite de la course. Une mauvaise alimentation en course est la première cause à mon avis des abandons.
EAU
L’eau est bien évidemment indispensable pour conserver des capacités physiques optimales. Compter environ 1 litre par heure.
Attention à prévoir la quantité d’eau nécessaire et suffisante de façon rationnelle entre chaque ravitaillement. Cela se prépare avant la course, et s’adapte sur le terrain en fonction de l’évolution de la forme. En arrivant au ravitaillement, on doit savoir où sera le prochain, et donc ce qu’il faut prendre.
ENERGIE
L’apport énergétique est fondamental. Les réserves d’avant course ne suffiront pas. Au bout de quelques heures de course, ces réserves seront même totalement épuisées, et une alimentation très régulière (au moins toutes les 30
minutes) sera indispensable pour ne pas faiblir. Attention, oublier un de ces ravitaillements engendrera rapidement un coup de fatigue, et un dérèglement de l’estomac contrariant une reprise normale de l’alimentation.
La base de la nutrition de course doit être « énergétique » (barres, gels, boisson), car elle s’assimile et se digère plus facilement.
La clef d’une alimentation « énergétique » sur toute la course est de varier les goûts par une diversité de produits. Varier sucré et salé est également très conseillé. La boisson Goût Tomate de PUNCHPOWER (boisson énergétique salée) est ainsi un produit très adaptée.
Peut-on tout faire avec de l’énergétique ? Cela me semblait difficilement envisageable il y a quelques années. Mais en variant bien les parfums et surtout le sucré/salé, cela me semble envisageable jusqu’à 30 heures de courses. En tout cas je l’ai fait en 2003, avec quelques verres de coca/eau et 2 bananes qui me faisaient envie.
Et les ravitaillements ? Il faut bien évidemment profiter des ravitaillements pour compléter et varier son alimentation, notamment par de la soupe ou du bouillon (chaud, et salé).
Dosage ? Si l’on prend en même temps gels et boisson énergétique, je conseille de doser la boisson à 50% de la dose conseillée (la dose conseillée est pour une alimentation uniquement sous forme de boisson).
Faut-il manger (des pâtes) ? Les repas liquides (type COMPETITION PRO de GO2) peuvent remplacer les repas aussi bien sur le plan de l’apport énergétique que de l’appétit. Mais si la faim estlà, et que l’envie est forte, il est possible de manger un plat de pâtes. Se méfier de la fatigue qui peut suivre ce
repas (la digestion pompe de l’énergie).
Préparation de sacs à déposer : Il est aussi indispensable de profiter des services de transport de sacs aux points intermédiaires pour ne pas avoir à porter toute l’alimentation de la course. Prévoir des sachets ou des flacons prédosés et faciles à utiliser.
ENTRAÎNEMENT.
Je n’ai pas l’ambition ici de faire un/des plans d’entraînements pour préparer l’UTMB. Ces plans doivent être adaptés aux disponibilités, à l’expérience et au niveau de chacun. J’ai par contre des « grands principes » qui peuvent vous guider dans votre préparation.
1) Ne pas « stéréotyper » votre entraînement sur l’endurance. Il faut faire de l’entraînement varié, en travaillant à différents rythmes : ENDURANCE, mais aussi SEUIL, VMA…, même avec 3 entraînements par semaine.
2) Pour l’ENDURANCE, je pense qu’il est inutile de courir plus de 2 heures. Après on s’épuise, on se fatigue, et on ne peut plus s’entraîner correctement la semaine suivante. Par contre il est indispensable de faire de la randonnée ou de la rando-course (alternance marche et course), pendant 4 à 6 heures une fois par semaine. C’est aussi l’occasion d’accumuler du dénivelé et de s’habituer aux sentiers techniques de montagne.
3) Quand vous faites du fractionné, un échauffement de 30 minutes, et une récup de 15 minutes sont suffisantes, n’en faites pas plus inutilement, et travaillez mieux vos séries. Quand vous faites de la Résistance, 30 à 40
minutes suffisent. Quand vous faites de l’Endurance, poussez jusqu’à 1h30 – 2h00. Mais n’essayez pas de faire 2 ou 3 choses sur la même séance...
LES DERNIERS JOURS...
Il n’y a pas de solution miracle. C’est juste mon avis...
Le point fondamental, c’est d’être reposé : pas de retard de sommeil, écupération du voyage, pas de séance dure les 10 derniers jours.
Au contraire d’une course « courte » type semi-marathon ou Trail 50km où on recherche à accumuler du jus, je pense qu’il vaut mieux « s’acclimater à la montagne ».
Cela permet aussi de décompresser, plutôt que de tourner en rond jusqu’au départ.
Pour cela, un programme de randonnée en reconnaissance (dans Mafate par exemple...) est idéal. Je randonne généralement 5-6 heures par jour, très doucement, jusqu’au mardi, la course étant le vendredi.
J’ai aussi fait le constat qu’aussi bien en randonnées qu’en courses à étapes, on se sent bien en montagne après 3 jours d’acclimatation à l’effort, aux montées, aux descentes.. Je recherche donc cette « acclimatation à la montagne » tranquillement la semaine qui précède.
Exemple de programme :
Quelques adresses :
Pour un circuit de rando organisé :
RANDORUN
Tél/fax : 02.62.26.31.31 www.randorun.com
Un gîte sympa de Cilaos (venir de ma part) :
Gîte au clair de lune (Chez Alex)
Tél : 02.62.31.88.03
Pour toutes les réservations de gîtes en montagne :
La Maison de la montagne
Tél : 02.62.90.78.78
LES REVENDEURS RAIDLIGHT A LA REUNION...
Pour s’équiper au mieux sur place...
Run Escapades
24 avenue Jean-Paul II
Parc de la Trinité
97400 St-DENIS
Tél/fax : 0262 42 28 47
Le nouveau magasin, qui a 80% des références Raidlight.
Boutik Endurance Shop
18 rue Antoine de Bertin
97434 Saline les Bains
Tél : 0692 62 91 98
L’EQUIPEMENT OBLIGATOIRE (extrait du règlement)
a) obligatoire :
b) conseillé (liste non exhaustive) :
c) interdit :
à l’exclusion d’une seule tige en bois sans pointe artificielle ou naturelle par concurrent.
Victoire RAIDLIGHT au Grand Raid de la Réunion 2004
(Alexandra ROUSSET – Responsable Commerciale chez RAIDLIGHT)
Le départ…Le départ avait quelque chose d’irréel : 2300 coureurs massés derrière la ligne de départ dès 3h30 avec tous la même hâte : partir !!! A 4h le départ est enfin donné. Je commence à m’élancer, ça pousse, ça se bouscule, heureusement que mon pote Domi est là. On passe le virage, on sort du stade. Mes objectifs sont clairs : rallier l’arrivée, voir St Denis…Peu importe le temps, le place. Il faut que j’y arrive.
Je suis bien les conseils prodigués par Benoît et mes parents : je pars tranquille, en footing jusqu’au kiosque de la Vallée Heureuse au 1er pointage, à l’entrée de la 1ère ravine. Je suis rassurée de voir que ça ne bouchonne pas. La montée sur le Volcan se passe super bien, je m’économise au maximum. Arrivée à Foc Foc je suis bien, je cours, je mange, j’écoute la musique… Au ravito du Volcan je suis pointée à la 300ème place et 5ème fille.
Les problèmes pour commencer…
[…]
[…]
Le virage à gauche, on entre dans le stade de le Redoute à St Denis et on passe enfin la ligne d’arrivée. Je viens de gagner mon 1er Grand Raid, avec Benoît.
De mon 1er Grand Raid je retiendrai 3 choses très importantes :
1- qu’il ne s’agit pas de faire beaucoup d’heures d’entraînement. Il faut arriver sur la ligne de départ frais physiquement et mentalement.
2- Qu’il ne faut pas partir vite. Le temps qu’on perd au début, on le gagne à la fin.
3- Et tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie tout peut arriver.
Le TEXTE COMPLET EST DISPONIBLE SUR NOTRE BLOG :
www.raidlight.guidevasion.com // rubrique Alexandra ROUSSET










