1er février 2012 // Tag :
Chose promise chose due, je vous avais annoncé une « chronique sableuse » sur les chaussures au MDS, la voilà ! ».
Avant tout même, s’il n’est pas nécessaire de multiplier les sorties avec votre paire « spéciale MDS » avant la course, il est préférable d’en disposer quelques semaines au préalable afin de les assouplir et d’habituer votre pied à cette chaussure. Bref, de les « faire ». Il faut choisir un modèle que vous avez déjà utilisé auparavant, qui vous est familier (surtout à vos pieds, d’ailleurs). Ne pas tester un modèle de chaussure lors du MDS, à moins bien sur d’effectuer l’essentiel de sa préparation dans le sud du Maroc.
1er critère, le confort ! En effet la longueur de l’épreuve et le nombre d’heure durant lesquelles on va courir (et marcher) avec les chaussures peut dépasser les 60h (et je ne compte pas les trajets de l’arrivée au bivouac qui peuvent parfois être très long....). Il est donc impératif que l’on y soit comme dans des pantoufles et tant pis si ce ne sont pas des « bêtes de course ». La finalité étant de pouvoir y rentrer ses pieds dedans le matin, peut être pas avec plaisir, mais au moins sans que ce soit un véritable cauchemar. Une fois cette opération effectuée, il ne reste plus qu’à parcourir entre 30 et 80 km sur de la caillasse et du sable par 40°C avant de les enlever... Il faut bien savoir une chose, c’est que vous pouvez toujours envisager d’effectuer la course avec quasiment aucun équipement (je doute quand même...), mais sans chaussure, impossible !!

Ensuite, le critère N°2 c’est l’amorti. Avec la longueur de la course (250 km) un bon amorti est une nécessité pour diminuer les douleurs aux quadriceps et aux mollets. Qui souffrent sur les pistes caillouteuses, qui représentent 80% du parcours. Privilégiez aussi, une surface de portance importante, pour les parties sableuses et les dunes , ceci afin de moins vous enfoncer dans le sable mou. Oubliez les chaussures effilées surement très performante pour un 100m sur piste mais totalement inefficace au MDS. Ceci étant, mis à part quelques djebels (petites collines caillouteuses) à gravir, on ne rencontre quasiment pas de passage technique avec des devers, donc la stabilité de la chaussure est moins primordiale.
Autre élément, des chaussures qui respirent ! Eviter, les chaussures gore tex ! Cela ne servira à rien pour imperméabiliser vos pieds (aucun risque de tremper vos pieds autrement qu’en vous vidant une bouteille dessus) et ça ne sera d’aucune efficacité pour le sable (trop fin). Par contre cela va bloquer la respiration des chaussures et de fait augmenter la chaleur avec toutes les conséquences que l’on imagine.... L’utilisation des guêtres (les guêtres mini désert Raidlight sont incontestablement le choix à faire) est par contre indispensable pour éviter de vider vos chaussures (et vos chaussettes) après chaque passage dans une dune.
Il reste une dernière chose, et pas la moindre, choisir la bonne taille compte tenu des pieds qui gonflent. Personnellement cette année, aucune innovation ! La méthode de l’année dernière, soit 1 cm de plus que pour mes chaussures « classiques », ce qui en fait correspond à 2 tailles de plus. Sinon il reste toujours la possibilité de découper le bout des chaussures et de terminer les doigts de pieds à l’air... Dans une prochaine chronique je vous parlerais des chaussettes.

Changement de décor pour cette dernière semaine (d’assimilation) de Janvier qui a vu, dimanche, la neige s’inviter durant la sortie longue. Malgré le froid et les appuis glissants, belle sortie de 21 Km en 2h27. Il est reconnu que faute de sable, la neige est la meilleure façon de s’entrainer...
Bilan de la semaine : 39,87 km (D+ 1697m)/ 4h21 en CAP. 1h20 de vélo appartement et 28 km. 4x15’ Gainage/Abdos
Bilan de la 1ère phase (mois):164 Km (D+ 7482m) /130 km vélo appartement
Il y a des jours ou les rêves les plus fous semblent réalisables, à condition de les tenter !
Frank Gonon / Dossard 201 - Membre du Team Raidlight