
MARINA PIERCY :
passionnée par l’athlétisme depuis plusieurs années. Plus particulièrement par les sports Nature, c’est tout naturellement que Marina se dirige vers les courses en montagne, puis l’Ultra, le TRAIL…
Marina enseigne les mathématiques dans le domaine de l’informatique dans une école d’ingénieurs, l’UTBM (Université de Technologie de Belfort Montbéliard). À ne pas confondre avec l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc).
Marina, bientôt 53 ans , 2 filles : Aurélie 27 ans, Alicia 21 ans et un fils de bientôt 16 ans, Jérôme, qui fait de l’athlétisme pour sa plus grande joie ! Le flambeau est transmis ! Avec ses filles et surtout Alicia, elle partage la passion du sport. Marina est aussi monitrice de gymnastique volontaire et entraîneur de gymnastique rythmique.
Marina et son fils vivent à CHALONVILLARS, petit village près de Belfort situé au pied d’une colline qui culmine à 650 mètres et leur permet d’enfiler du dénivelé sur différents chemins qui sillonnent le massif des Vosges. Marina partage aussi cette passion avec Pascal son compagnon.
Ils ont la chance d’habiter au pied des Vosges, montagnes pas très hautes certes mais superbes lieux de balades, d’entraînements, de sorties en vélo et ski, lors des hivers neigeux comme ce fut le cas cette année 2009.
Le vécu sportif de Marina :
Marina n’avait pas de sport de prédilection jusqu’à l’âge de 18 ans mais quelques années de danse derrière elle et déjà un goût très prononcé pour les activités « nature » : vélo, natation et balades…
Son plus grand regret « de jeunesse » : ne pas avoir fait l’ascension du Mont Cameroun avec ses copains de terminale : « J’ai habité le Cameroun pendant 10 ans mais la sévérité de mes parents m’a empêché de découvrir ce sommet que je n’aurai probablement plus l’occasion de gravir… »
Dès l’âge de 20 ans, elle se met au tennis, au ski de fond, au ski de descente et à la randonnée pédestre avec son mari. Elle profite des vacances d’été pour parcourir les sommets dans les Alpes en France mais aussi de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche et de l’Italie.
Elle découvre des régions plus lointaines à pied : la Réunion et plusieurs parcs nationaux des Etats-Unis (Yellowstone, Grand Canyon…)
Le site du mont BLANC, devient son lieu de villégiature préféré, elle se rend dans la vallée de Chamonix, aussi bien en été qu’en hiver : « J’ai acquis un pied à terre aux Houches. C’est ainsi que « Cham » est devenu le second « chez moi » et de toute la famille ».
Première ascension du mont Blanc pour ses 40 ans en août 1996, puis elle enchaîne d’autres sommets dans le massif mais aussi dans les Écrins.
En 1994, elle se met à courir pour retrouver la forme après la naissance de son fils.
Elle travaille désormais à mi-temps et cela lui permet de courir sérieusement mais aussi de se livrer à diverses activités bénévoles.
Elle effectue son premier semi marathon « le lion » en 1996. Ce semi marathon international est « la » course de référence de la Franche-Comté et chaque coureur belfortain y participe tous les ans.
Marina, pensant ne pas avoir assez de vitesse pour être compétitive sur un 10 kilomètres, le réalise tout de même en 47 minutes. Elle juge que ce temps n’était pas assez rapide et s’oriente donc vers le marathon, ce besoin d’effort lui étant indispensable.
Après avoir couru trois marathons (Neuf-Brisach en Alsace, Annecy et Carqueiranne), elle s’aligne au départ du 100 kilomètres de Gérardmer (Vosges) en 2000, court à son rythme et termine en 13 heures, ce qui est une très belle performance.
Marina, ayant réussi son premier grand défi en matière d’ultra, est très motivée pour ne pas s’arrêter à cette seule compétition : elle rêve du mythique 100 kilomètres de Millau mais aussi celui de Bienne.
Une blessure freine son enthousiasme pendant un certain temps. Mais après quelques mois difficiles, elle se remet à la randonnée pédestre très activement pour garder la forme et retrouver le moral.
Pendant ses longues randonnées, elle rêve de courir à nouveau mais surtout en montagne : « Je me promets que si je reviens un jour à la course à pied je ferai la Montée du Nid d’Aigle ». Elle n’imagine pas alors qu’un jour elle rêverait de l’UTMB .
Qu’est-ce qui a fait que Marina se remette à courir ?
« Pendant la canicule de l’été 2003 je découvre que je peux recourir ! Il fait si chaud que je monte dans le bois au dessus de chez moi chercher de la fraîcheur et du réconfort, je passe de la marche au petit trot puis à un rythme plus soutenu sans plus souffrir de mon genou et de la mauvaise irrigation de la jambe. »
Marina reprend tranquillement, pour le plaisir et sans objectifs précis et loin des compétitions.
En 2007 un ami lui fait découvrir le trail et lui redonne confiance : il est persuadé qu’elle peut recourir sur du long en montagne, étant donné ses qualités d’endurance.
À partir de là, elle se lance sur un premier trail de 18 kilomètres, le 14 juillet 2007 : la REVERMONTAGNE, et là, coup de maître, premier podium en vétérane 2 femme (V2F).
Marina confirme sur le Trail des deux lacs à La Plagne puis aux Crêtes vosgiennes, avec troisième et première places.
Elle enchaîne ensuite plusieurs trails et courses en 2008 dont le Trail des forts de Besançon, la TRANSJUTRAIL puis le marathon du Ballon d’Alsace.
Après avoir accompagné des amis sur une partie de l’UTMB 2008 (tour du mont Blanc en courant). Avec son compagnon Pascal, ils se remettent à rêver « plus long ! »
Pour Marina, c’est sans doute le goût d’aller plus loin mais aussi la découverte de nouveaux paysages ou de fouler à la course tous ces sentiers du mont Blanc, des Écrins, de la Corse ou de la Réunion.
« Pour moi le trail c’est aussi la rencontre avec des personnes qui partagent la même soif de liberté et de bien-être en montagne. Et c’est bien cela qui m’a amenée à m’inscrire dans ce team ! »
Les prochains objectifs de Marina :
Tous les grandes classiques l’attirent : l’UTMB, GRP, GRR mais aussi en un peu plus court et accessible la MERREL, le Grand raid du Mercantour, Verdon Canyon, TGV, TGC, trail de la RESTONICA…
Aujourd’hui son objectif immédiat est d’obtenir les 4 points (gagnés sur d’autres courses) nécessaires pour l’inscription et sa participation à l’UTMB 2010. Pour cela, deux courses majeures : le trail d’Allobroges le 31 mai et les Templiers fin octobre et un seul trail de préparation par mois maximum.
« Je ne referai pas l’erreur de 2008 où, grisée par ma bonne forme et ma réussite dans ma catégorie, j’ai enchaîné en juin la TRANSJU, le marathon du Ballon d’Alsace et le marathon du mont Blanc, dont j’avais pris le départ avec une tendinite et où j’ai dû abandonner au 36e kilomètre : mon premier abandon en course, très dur à vivre sans parler de l’interruption qui a suivi ».
Marina compte bien prendre sa revanche au MMB cette année si les Allobroges se passent bien.
En attendant dans moins de 15 jours, Marina prépare sa première course aux couleurs du Team RAIDLIGHT à Saint-Dié dans les Vosges, le 26 avril (43 kilomètres avec un dénivelé de 1 800 mètres).
Concernant son entraînement :
Elle veut « ménager » ses genoux et son dos, elle ne court que trois fois par semaine, rarement quatre, mais trois à cinq fois par semaine elle pratique une heure trente à deux heures trente d’activité physique dans une salle de sport de manière très ludique, en séances collectives et en musique, alliant détente, coordination et travail cardio : step, aérobic, stretching, RPM sur vélo (travail en fractionné), renforcement musculaire général et surtout cuisses, abdos, fessiers.
Lorsque le temps le permet, elle préfère prendre son VTT et se retrouver en nature.
Cet été 2009, Marina et Pascal envisagent de faire le GR 20, la célèbre randonnée en CORSE. « Avec une allure de rando course sur cinq ou dix jours, comme nous l’avons fait en 2008, selon la manière dont nous aurons récupéré du stage UTMB avec RAIDLIGHT : rien de tel pour se préparer aux trails longs, avec le soleil et la beauté des paysages assurés ».
Par Marina et David (2009)









