Reco 2 Alpes Raidlight Trail, un sommet de convivialité
14 juin 2010 // Tag : Trail / Running, Rando / Trek
Les 2 Alpes Raidlight Trail, anciennement appelé le Maratour des glaciers, est l’épreuve montagnarde du RTT 2010 avec un passage exceptionnel sur un glacier à + de 3500 m d’altitude, ce qui en ferait le plus haut Trail de France et peut être même d’Europe…
Pour ce weekend dédié à la reco du parcours, nous voici une grosse quinzaine de personnes réunies devant l’office du Tourisme des 2 Alpes qui a mis les petit plats dans les grands en prenant généreusement à sa charge notre hébergement en demi-pension en plein cœur de la station (MERCI !!!).
La première épreuve consiste à absorber le menu démentiel (et « inéquilibré dixit Alain) qui nous est servi au restaurant le Trappeur.
Au fur et à mesure que l’on fait connaissance, les plats défilent : salade hors norme, travers de Porc et autres tartes enduits de crèmes en tout genre, autant vous dire que pour beaucoup d’entre nous le départ dans la foulée est difficile…
Alain, vêtu de sa tenue RL old look, grommelle déjà et refuse de courir car on n’a pas respecté ses 3h30 minimum pour la digestion
Le début de parcours, une fois sortie de la station, est à profil descendant entre forêt et jolie singletrack techniques jusqu’à Cuculet, situé à 1250 m d’altitude…
La « récréation » est à présent terminée, l’heure est venu d’affronter la montagne avec le jour de la course une ascension quasi sans interruption de + de 2500 mètre de dénivelé.
Le porc reste en travers de certains d’entre nous tandis que la forêt laisse rapidement place à de vaste prairie, une cascade nourrie par la fonte des neiges puis un univers beaucoup plus minéral jusqu’à nos premiers pas sur ce manteau blanc qui recouvre la montagne à partir de 2400m environ…
Bref, peu de place pour de la course à pied durant l’ascension, nous sommes dans le milieu de la montagne avec les marmottes et le magnifique panorama sur la Meije en face pour nous faire oublier la raideur dans les mollets
Les conditions ne sont pas optimales (brouillard, neige…) et le niveau pas forcément homogène, à 2700m environ nous préférons ne pas grimper le dernier étage sur le glacier (6km aller retour) et redescendons sur la station non sans quelques belles parties de glissades et de rigolades sur le haut du parcours avant d’emprunter une piste permanente de descente VTT qui nous voient zigzaguer entre virage relevés et tremplin de saut inapproprié…
Tout le monde rentre à bon port après une vingtaine de km pour + de 1600 mètres de dénivelé, nous prenons nos quartier dans l’hôtel derniers cris (sauna, jacuzzi…) ou nous sommes reçus comme des princes.
Le soir, c’est un véritable banquet auquel nous avons droit : énorme fondue savoyarde intarissable et autres glaces pêche Melba fleuri de chantilly, le tout bien sur arrosé comme il se doit et conclu par un Génepi « de saison », il en faut du courage pour affronter pareil épreuve et derrière songer à dormir sur le ventre.
Dimanche 9H
Après un petit déj ultralight pour beaucoup (un croissant point barre pour moi), nous nous élançons tant bien que mal pour la seconde partie du parcours sur la montagne d’en face.
"Chouchou" (Fred Arnaud) et Marion (toute récente championne de France de hockey sur gazon, Bravo !) nous rejoignent et c’est encore une bonne équipe qui vient tenter d’éliminer les toxines accumulées la veille.
Cette 2ème partie, longue de 13 km environ est plus « conventionnelle » et « courante » avec de longues et belles monotraces en balcons qui serpentent dans la forêt en dessous de 2000 mètres avant de retrouver de larges prairies propres à une station de sport d’hiver jusqu’au sommet du télésiège.
Une fois n’est pas coutume, tandis que certains ont déjà leur compte et préfèrent sagement redescendre, le reste de la troupe décide de faire des « heures sup » en s’attaquant à la croix de Pied Moutet, une brève mais intense ascension avec des passages verticaux entre les roches parfois sécurisé par des cordes fixes…
Pour l’occasion Yann (Nourry, que je soupçonne de ne pas avoir « assez » abusé des bonne choses la veille ) tourne la poignée de gaz et manque de faire serrer mon petit moteur qui décidément est bien encrassée…
La vue est splendide, justifiant à elle seule le détour mais il est vrai que ce passage « engagé » n’est guère approprié pour faire passer plusieurs centaines de coureurs.
Ultime descente nous rappelant que nos cuisses ont souffert et nous voici à de retour à la case départ, ce « trappeur » de restaurant qui nous réserve encore de nombreux pièges.
Un shooting foto s’organise l’après midi sur le massif à l’autre bout de la vallée, mais çà, c’est une autre histoire....
Un super weekend en tout cas, un grand Merci à Arnaud Mantoux pour son organisation « royale » ainsi qu’à tout ceux qui y ont participé !
A ne pas manquer,
le récit en images d’Arnaud Mantoux.
Rdv en juillet pour cette épreuve « in live » qui promet d’être belle , cliquer ici pour toute les infos !!!