RAIDLIGHT : Sandrine, comment en es-tu arrivée à faire du RAID et du TRAIL ?
Sandrine B : J’ai découvert le Raid et le Trail il y a 5 ans, par des copains, et j’ai tout de suite trouvé cela génial. Je n’ai jamais été attirée par le bitume donc je n’ai jamais fait de courses sur route, et j’ai toujours préféré le milieu ‘nature’ et surtout ‘montagne’, donc le trail comme le raid se sont imposés comme une évidence
RAIDLIGHT : A ton avis, quels sont les avantages et éventuels inconvénients de chacune de ces activités ?
Raid : Pour moi c’est une activité extrêmement ludique, où l’alternance entre les activités (principalement course à pied, vtt, kayak, mais aussi cordes, spéléo…) et la lecture de carte (orientation) empêchent la monotonie. C’est en plus une épreuve que l’on fait en équipe, à 2 ou 4, et entre en jeu toute la dimension inhérente à la gestion d’équipe (physique et morale).
Évidemment cela suppose quelques contraintes, la première étant qu’il faut s’entraîner à plusieurs sports (mais au quotidien c’est également plus amusant pour moi d’alterner les disciplines). Lorsqu’on a un temps limité (le travail !!) c’est donc un peu plus dur d’être très performant dans une discipline.
La deuxième contrainte étant l’aspect matériel et l’équipe à former, qui suppose un peu plus de préparation pour chaque raid. Tout dépend en fait du type de raid que l’on fait, car comme pour le trail, il y a des formats courts et des ‘ultras’. Les ‘ultra’ (type ARWC) sont des épreuves qui peuvent durer jusqu’à 6 jours non stop, et dans ce cas évidemment la gestion du sommeil est un autre point délicat à gérer.
Trail : Pour moi cela représente la base, le cœur de toute activité sportive puisque je ne conçois pas de courir sur du bitume, et que déjà un footing dans les collines c’est du trail. Comme je suis amoureuse des sentiers et de la montagne, c’est la façon de découvrir ou re-découvrir un coin, une région, un pays. Sur l’aspect trail-compétition, l’avantage c’est de maîtriser sa performance, par rapport au raid, puisqu’il y a beaucoup moins de facteurs (essentiellement la performance de l’autre et l’orientation / stratégie). Il y a donc un côté très valorisant individuellement. C’est par contre beaucoup moins ludique et plus dur je trouve à gérer sur du long sur l’aspect mental (sur de l’ultra, au-delà de la fatigue, je peux ressentir un sentiment de ras-le-bol que je n’éprouve pas en raid).
RAIDLIGHT : Sont elles complémentaires et/ou peut on « jouer sur les 2 tableaux » lors d’une saison ?
Sandrine B : C’est pour moi très complémentaire d’un point de vue entraînement, surtout lorsqu’on croit à l’entraînement croisé. Par contre, évidemment on fait un peu moins de spécifique par discipline et c’est un peu plus dur d’être très performant partout. En général les raideurs ont tout de même des points forts (le trail pour moi) et des points moins travaillés (le kayak pour moi)
Cela restreint également le nombre de compétitions qu’on peut faire dans chaque discipline, puisque, hélas, il faut quand même se reposer un peu… surtout quand on fait de l’ultra (sur du raid, je pense qu’il faut presque 2 mois pour redevenir performant après un raid non stop de 6 jours)
RAIDLIGHT : Etre la seule féminine au milieu des hommes n’est il pas difficile à gérer par moment ?
Sandrine B : Non, j’adore. J’essaie juste de ne pas être considérée comme ‘la fille’ de l’équipe (le boulet ?) et donc d’être au niveau des garçons… Sur du long, le niveau a tendance à se niveler entre les garçons et les filles, donc c’est faisable. En tous cas je me considère comme un équipier comme un autre.
RAIDLIGHT : Ton meilleurs souvenir en Trail ?
Sandrine B : Forcément la Diagonale des Fous en 2005, c’était magique, ce devait être le 3e trail de ma vie, et quand je me suis inscrite j’étais très loin d’imaginer que j’allais gagner cette course. Je ne me suis vraiment pas pris la tête avant, je m’entraînais en allant courir ou autre régulièrement, mais sans aucun plan (je ne savais même pas ce que c’était du fractionné). Et comme je n’avais pas d’attente si ce n’est de finir, tout ce qui arrivait était positif, puisque je n’arrêtais pas de doubler, et que je découvrais La Réunion. J’étais donc dans un schéma mental super positif. En plus le profil technique du parcours me convient extrêmement bien.
RAIDLIGHT : Ton meilleur souvenir en Raid ?
Sandrine B : Raid in France, les 2 éditions, où on a fini 3e en équipe. Le plus beau raid qu’il puisse exister, raid-aventure sur 6 jours, mélangeant pas mal d’activité (canyon, spéléo, glacier, raft…), très typé montagne, et avec une belle part à l’orientation. Des parcours sauvages, où on ne rencontre quasiment personne pendant 6 jours. On devient complètement déconnecté du monde. Rien ne devient plus important que d’avancer dans la bonne direction.
Le retour est d’ailleurs psychologique difficile à vivre : c’est dur de revenir au quotidien alors qu’on sort d’une aventure extra-ordinaire.
RAIDLIGHT : Ton rêve ultime dans le sport ?
Sandrine B : Je rêve forcément de challenge et de performance… ça peut revêtir des formes variées…. J’aimerais bien vivre un ‘nouveau challenge’, pas juste un nouveau trail ou un nouveau raid, mais quelque chose de différent…à suivre
Tu aimes :
Le soleil, la montagne, les singles, les pierres, le chocolat, les glaces, le sucré, ‘mes vacances de sauvageonne’, mon vtt, les descentes, rester longtemps sous la douche, les fleurs…………. ;; ;Tu n’aime pas :
Le bitume, la foule, le froid, le roller, la ville qui empiète sur la nature, les chiens, et le ‘trop de travail’ qui m’empêche de m’entraîner et surtout d’être zen……………
BIO EXPRESS
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Né le 12/02.1074
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