Un Marathon de montagne au Pays Basque
19 août 2010 // Tag : Trail / Running
Aprés le Maraisthon (marathon du marais poitevin)le 19 juin, je décide de faire une petite pose, avant de partir en vacances les 3 premières semaines de Juillet.
Je programme donc le marathon de montagne du pays basque à Bidarray pour le dernier jour de nos vacances en famille, en pensant que 3 semaines de rando en famille et quelques petits footings me permettraient de franchir tranquillement ces 42km et surtout les 3100m de D+.
Grosse erreur de ma part, car le pays basque, ce n’est pas le marais poitevin, et le trail ce n’est pas la route. Malgré mon expérience, je me suis encore une fois rendu compte que le manque de préparartion en trail, ça se paye cash.
En effet, aprés quelques km de plat pour se mettre en jambe, la 1ere montée arrive et je sens déjà que ça va être dur dans les côtes. La descente se passe relativement bien comme d’habitude et ma femme et mon fils m’attendent au 1er ravito. Cela fait du bien.
Dés le début du 2eme col, c’est l’enfer pour moi(et quelques autres aussi), je suis obligé de m’arrêter souvent car je n’ai rien dans les jambes. ça monte trés raide, droit dans la pente et en plus très technique avec de grosse roches . Il me faudra 1h50 pour franchir ces 950m de D+.
Heureusement que la haut, le paysage est magnifique et que les gens du ravito sont super sympas. Les quelques passages en ligne de crête sont superbes et je fais la rencontre avec les vautours fauves et les petits chevaux basques les Pottoks. Malgrés mes débuts de crampes dans les mollets, je prends beaucoup de plaisir à me retrouver seul dans cette si belle nature.
Maintenant, peu importe le temps final, je veux arriver au bout sans trop me démolir. Toutes les montées se font dans la douleur avec des crampes aux mollets presque à chaques pas. Je n’ai que trés rarement souffert autant, mais je suis quand même content car j’arrive bien à relancer sur la fin du parcours dans les descentes moins accidentées ainsi que sur les quelques portions plates. Je finis le dernier kilo avec mon fils qui était venu à ma rencontre.

C’est que du bonheur que de franchir la ligne d’arrivée avec son fils, j’en oublie les souffrances accumulées pendant les 8h30 d’effort qu’il m’aura fallu pour boucler ces 42km et surtout les 3100m de dénivelé positif.
Jean Chapot - Team Raidlight