Un coureur au Malpassant
2 mai 2010 // Tag : Trail / Running
9h15, dimanche 2 mai, me voilà parmi 400 et quelques coureurs, tous impatients d’eefectuer les première foulées du Malpassant (23 km et 950 m de dénivelée).
Nous voilà partis, les jambes sont légères mais la côte est raide. Chacun cherche son rythme mais le peloton s’étire déjà.
Les favoris sont déjà à l’avant, les autres se placent, trouvent leur foulée, doublent, soufflent.
5 km et les choses sérieuses commencent : la montée du Malpassant. Les coureurs se suivent au trot puis rapidement au pas. Seuls les plus vaillants ou optimistes résistent à l’envie, au besoin de ralentir.
La montée est raide et s’effectue à un rythme soutenu. Les quelques replats en courant, les montées au pas.
La boue est présente, deux jours de pluie oblige.
Le sommet est en vue mais pas le temps de prendre une photo juste un court ravitaillement et voilà une longue descente de 8 km.
Les corps s’adaptent au terrain boueux et glissant. Quelques chutes rappellent aux moins prudents le danger. Le rythme est rapide, les paps parfois lourds mais le plaisir est là.
Bientôt 1h30 de course, le corps va bien, la tête aussi mais le replat annonce les tiraillements du corps. Il reste 5 km mais ils semblent être une éternité. Les foulées se racoursissent, le souffle manque. Est-ce seulement moi ?
Non, devant, derrière, tout le monde semble souffrir.
Une dernière montée pour accentuer la douleur, une dernière descente pour maintenir sa place.
L’arrivée est là !
Quelques minutes plus tard on discute de la course avec ses camarades de parcours. Le souffle retrouvé on rigole. Les efforts sont derrière nous. C’était dur mais bon comme toujours. A quand la prochaine course ?
Un traileur du Malpassant